Analyse et résumé qualitatif

Remarques, limites et solutions

Ainsi l’espace sonore peut-il être écrit et composé d’autant plus finement et fidèlement qu’il intègre un dispositif de projection autour de l’auditoire.

Cette technique de spatialisation étend l’intelligibilité par une plus grande cohérence de la distribution des enceintes dans l’espace.

Elle permet également d’étendre la zone d’écoute contrairement à une restitution stéréophonique.

Toutefois, si on considère le plan frontal (zone scénique) comme étant le plus exigeant en matière de restitution ou de (re)production, l’homogénéité de la perception sera encore contrainte à mesure que l’on se rapproche de celui-ci : les sources sonores sur scène ne se raccorderont pas toujours fidèlement à la perception visuelle au point d’écoute. Une déformation, toutes proportions gardées, subsistera dans certaines situations.

La perception frontale, pour rappel, est notre zone de confort et de finesse perceptive : plus visuellement qu’auditivement d’ailleurs.

Aussi, et grâce à une reproduction du champ acoustique produit pas une source, par extension de la simple projection sonore de celle-ci, les conditions naturelles de perception permettront de garantir les mêmes sensations auditives en dépit de positions d’écoute parfois très différentes. C’est le point fort de la synthèse de fronts d’onde WFS.

Avantages :

  • Coût de calcul faible avec une grande efficacité.
  • Positionnement précis des sources surtout sur le plan horizontal (azimut en 2D).
  • Image sonore précise et percutante.

Inconvénients :

  • Privilégie une petite zone d’écoute centrale (sweet spot au centre du système) en dehors duquel l’espace sonore sera de plus en plus déformé tandis que les sources resteront localisables (mais avec des positions altérées).
  • Ne simule pas la distance, seulement la position angulaire perçu. Les sources se situent sur un même plan sonore.
  • A l’exception du KNN, seuls deux ou trois haut-parleurs (selon que l’on est en 2D ou en 3D) participent à la restitution d’une source réduisant ainsi l’effet immersif.
  • A l’exception du KNN, la distribution des haut-parleurs contraint fortement l’homogénéité des distances entre les haut-parleurs. En 3D, chaque triangle d’enceintes formera une surface volumétrique de type polyèdre afin de décrire une sphère : distance identique entre les haut-parleurs.